Vendredi 5 mars 2010
5
05
/03
/2010
22:00
Comment recevez-vous les conseils ?
« Maintenant écoute ma voix ; je vais te donner un
conseil, et que Dieu soit avec toi ! » Exode 18 :19
Qui parle ainsi ? A qui s’adresse-t-il ?
Jéthro parle à son beau-fils, Moïse !
Pourtant, Moïse n’est pas n’importe qui ! C’est l’homme dont l’intimité est sans commune mesure avec
l’Eternel. Celui qui dialogue avec Dieu, lequel lui dira : « Il(Aaron) parlera pour toi au peuple ; il te servira de bouche (en effet,
Moïse bégayait) et tu (Moïse) tiendras pour lui la place de Dieu. » Ex.4 :16
Moïse tenait la place de Dieu, pour son grand frère !!! Mesurons-nous toute la portée de cette
déclaration ?
Moïse a écouté son beau-père. Le dialogue s’instaura entre les deux hommes. Les explications furent données
des deux côtés, sans irritation d’aucune part ; l’un et l’autre ayant le souci de se comprendre. Moïse ne se braqua pas, au prétexte que son beau-père s’immisçait dans ses
« affaires ». Il n’a pas fait montre de suffisance, ni d’arrogance à l’égard de Jéthro. Il était persuadé que son conseil n’irait que dans son intérêt ; il a tout de suite réalisé
l’importance du conseil. Il l’a mis en pratique et a tiré tout le bénéfice qu’il recelait. (Ex.18 :25,26)
« Moïse écouta la voix de son beau-père et fit tout ce qu’il avait dit. » (Ex.18 :24)
D’aucuns diront : « Il n’y a rien de surprenant dans les propos de Jéthro ; c’est le bon sens
même ! » Peut-être ; mais le rôle de conducteur du peuple lui avait été attribué par Dieu. Il fallait respecter sa mission. Conscient de la responsabilité qui lui incombait,
contesté souvent par ce peuple à l’humeur changeante, peu habitué à l’autodiscipline, Moïse était en permanence sous pression. La visite de son beau-père fut pour lui un véritable répit, un
ressourcement salutaire.
Quelle leçon ! Quelle leçon pour les beaux-fils et les belles-filles toujours prêts à se raidir quand la
belle-mère ou le beau-père ouvre la bouche pour s’exprimer ! « De quoi se mêlent-ils ces croulants, ces dépassés, ces anciens qui ne comprennent rien à notre société ! Ils se réfèrent toujours à leur passé… » Et qu’est-ce qu’on n’entend pas encore ?
Voilà généralement ce que pensent nos jeunes, quand une exhortation leur vient d’un Sénior. Si ce dernier insiste un peu, il s’expose à l’indignation de son vis-à-vis qui lui interdit de
le « juger ». Le débat est clos !
La même attitude d’opposition s’observe souvent entre l’exhorté et l’exhortant, quel que soit leur parenté ou
leur lien. Quand le conseil vient du Pasteur, derrière sa chaire, on l’accepte bien volontiers car il paraît plus impersonnel. Même si l’exhortation nous touche, on la détourne en direction
de…Paul ou de Françoise qui, selon nous, semblent plus concernés…
Oui, nous sommes difficiles à admettre que l’on nous exhorte. Nous nous trouvons des excuses ; nous
minimisons nos travers. Nous voyons la paille du voisin, mais nous sommes aveuglés par la poutre qui nous colle au nez…
Alors que, si nous sommes animés par l’Esprit Saint, nous adopterons la posture de Moïse, devant Jethro. Nous
accepterons d’écouter, d’expliquer, de nous expliquer et, pourquoi pas, de nous laisser convaincre !
La rencontre de Jethro et de son beau-fils intervint au début des pérégrinations du Peuple d’Israël, dans le
désert. Quarante ans plus tard, Moïse rappelle les mêmes conseils de Jéthro, au peuple. C’est dire l’impact qu’ils avaient eu sur lui ; il en avait vérifié le bien-fondé durant toutes ces
décennies passées à la tête du peuple.
Ainsi, une exhortation bien acceptée peut être une bénédiction déterminante, dans notre vie !
« La voix de l’insensé est droite à ses yeux. Mais celui qui
écoute les conseils est sage. » Prov.12 :15.
Comment recevrez-vous désormais, les conseils ?

Géogui
Vos commentaires